19 juillet, 2008

Un gaz qui euphorise les actionnaires


Editorial par Patrick Apel-Muller (Journal Humanité du 17 Juillet 2008)

Les actionnaires de Suez ont approuvé à 99,7 % la fusion-privatisation avec GDF… quelle surprise ! Ils avaient été si joliment servis : gros fromage et dessert. Non seulement les dividendes vont être augmentés mais ils vont être versés par avance cette année. Ils peuvent rendre grâce à Nicolas Sarkozy pour la bonne manière qu’il vient de leur faire en livrant au privé un fleuron du secteur économique le plus profitable. L’énergie est une ressource stratégique dont les cours s’envolent. Ce n’est qu’un début, nous promettent ces réjouissances d’actionnaires.

Le porte-plume du président, Henri Guaino, a d’ailleurs dû admettre, une fois l’affaire conclue, qu’« on ne peut pas promettre » que les tarifs du gaz ne vont pas augmenter. Alors que les usagers ont subi une hausse de 10 % depuis le mois de janvier, un nouveau « coup de pouce » de 9,5 % est en attente sur un bureau ministériel. Rejoignant Total, leader français des profits, Suez-GDF entend mettre une énergie particulière à ponctionner le pouvoir d’achat des salariés et à arrondir les résultats du financier Albert Frère et du groupe Bruxelles-Lambert.

Frappés de plein fouet par cette décision gouvernementale, les usagers ne seront pas les seules victimes. Les salariés de GDF, ceux de Suez même, n’auront pas le loisir de bâiller aux corneilles dans les années qui viennent s’ils veulent maintenir leurs statuts et leurs salaires. EDF aussi ne tardera pas à éprouver les contrecoups de cette privatisation. Celle-ci déclare une guerre économique sans merci qui va peser sur les choix de l’entreprise publique, la pousser à des répliques qui feront bon marché des intérêts des usagers et du développement d’une énergie durable et renouvelable. À la suite de Suez, c’est la logique du rendement maximum qui deviendra l’alpha et l’oméga de la politique énergétique française si l’opinion publique ne réagit pas. Déjà, le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, proclame son appétit pour le nucléaire. Son groupe s’est d’ailleurs associé en janvier avec Total et Areva pour proposer deux EPR aux Émirats arabes unis. Qui peut croire que le nucléaire français ne sera pas demain dans sa ligne de mire ? La récente expérience de Tricastin devrait au contraire rappeler que la logique de la rentabilité maximum s’accommode mal de la sécurité optimum, de la transparence nécessaire, de la qualité professionnelle des hommes en charge de cette filière. Or le réchauffement de la planète a fait de la production d’électricité nucléaire non plus seulement un choix mais un impératif pour assurer le développement pour tous les habitants de la planète en garantissant l’avenir… à condition que la règle de l’intérêt général prévale en tout.

Une « politique de civilisation », qui ne se résume pas à une pirouette pour la nouvelle année, implique la maîtrise publique des biens communs à l’humanité, qui pourrait notamment s’incarner dans un puissant service public européen, impulsant des coopérations industrielles. La France dispose d’une expérience et d’un savoir-faire qui rendent crédible cette perspective, qui en garantissent l’efficacité, alors que les politiques de déréglementations se sont toutes traduites par des échecs et par des factures salées pour les consommateurs.

Aujourd’hui, les directions de Suez et de GDF se congratulent de combler à ce point les actionnaires… Elles n’en ont cependant pas fini avec les exigences des consommateurs et des salariés, pas plus que la droite demain avec les choix des électeurs.

16 juin, 2008

Gouvernants d'Europe, Ecoutez l'appel de Morales !


Jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Europe partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques. Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite “directive retour”. Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quel qu’ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposéespar les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique.


Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants viennent dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale.

Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE. Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas – vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7% du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10% de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.


Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’oeuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. Il est regrettable que le projet de “directive retour” complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains.

La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion – ou “éloignement” selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice !
Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce : “1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.”

Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ?

De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la “liberté de circuler”, la protection contre les emprisonnements arbitraires ? Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un “Accord d’association” qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la “protection juridique”, on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la “sécurité juridique” pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement... Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette “directive retour” devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui sont nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE. Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes. Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la “directive retour”. Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte.

J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos “politiques d’intégration” comme vous avez échoué avec votre supposée “mission civilisatrice” du temps des colonies. Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les “clandestins”.

Evo Morales Ayma Président de la République de Bolivie

28 mai, 2008

Loi sur les OGM

Vendredi 6 juin à 20 h 30

Réunion publique, salle polyvalente de Crevant-Laveine avec André CHASSAIGNE, député du Puy-de-Dôme

Après le large débat sur l’amendement 252 (« amendement Chassaigne ») et l’adoption par le Parlement de la loi sur les OGM

- Quel est le contenu final du texte de loi ?
- Pourquoi l’amendement 252 a-t-il tant défrayé la chronique ?
- Que signifiait le vote de la question préalable ?
- Quelles sont les conséquences pour notre agriculture et notre environnement ?

Agriculteurs, consommateurs, citoyens… débattons ensemble de cet important enjeu de société qu’est la question des OGM !

Les prochaines conférences du Temps des Cerises


Jeudi 29 mai à 20 h 30 - Ecole supérieure de Commerce - 4, bd Trudaine à Clermont-Ferrand
Susan GEORGE, politologue, présidente d'honneur d'ATTAC, écrivain
"Comment les droites laïques et religieuses se sont emparées de l'Amérique"

Jeudi 5 juin à 20 h 30 - Ecole supérieure de Commerce - 4, bd Trudaine à Clermont-Ferrand
Daniel BENSAID, professeur de philosophie à l'Université Paris 8 St-Denis, écrivain, co-fondateur de la LCR et Hubert DOUCET, membre de l'Institut CGT d'Histoire Sociale
"Politique - Syndicalisme - Mai 68"

Jeudi 12 juin à 20 h 30 - Chapelle des Cordeliers - Place Sugny à Clermont-Ferrand
Jacques COSSART, secrétaire général d'ATTAC, économiste et Nasser MANSOURI-GUILANI, responsable du secteur économique de la CGT, membre du CES
"Pour une nouvelle stratégie industrielle, économique et financière"


10 mai, 2008

Grève et manif pour les salaires, les retraites et la défense du service public


Les syndicats de fonctionnaires du Puy-de-Dôme CGT, FO, CFTC, FSU, UNSA, Solidaires et l’UNEF appellent l’ensemble des agents de la Fonction Publique à la grève et à la manifestation
Jeudi 15 mai 2008
Pour l’augmentation des salaires
L’inflation s’envole (+ 3,2% en un an…)… Les prix des produits de première nécessité flambent…Dans le même temps, les salaires ne suivent pas et le pouvoir d’achat s’effondre…
Les syndicats revendiquent une augmentation générale des salaires et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat subies depuis 2000.
► Contre la RGPP et pour la défense du service public
La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) vise à la destruction du service public : suppressions massives d’emplois (35000 à 40000 par an), remise en cause des Directions Départementales (Jeunesse et sport, équipement, agriculture, travail…), suppression ou privatisation de missions et de services.
La mise en place de la RGPP aurait des conséquences néfastes sur l’ensemble des services publics, garants de l’égalité républicaine entre les citoyens et sur les personnels avec la détérioration des conditions de travail et l’accroissement de la précarité…
De plus, le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » dans la fonction personnels et annonce un véritable plan social dans la Fonction Publique…

Les syndicats affirment leur volonté de défendre et promouvoir des services
publics, facteur de cohésion sociale et territoriale, de progrès social et d’égalité.
Ils s’opposent aux suppressions de postes, à la multiplication des emplois précaires, aux fermetures de services et d’établissements, à toute forme de privatisation ou d’externalisation et se prononcent pour la défense des garanties statutaires des fonctionnaires.
MANIFESTATION
Jeudi 15 mai 2008 à 10h30
Rendez-vous Avenue de la République à Clermont-Fd

02 avril, 2008

Spéculation et crises, ça suffit !

La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.


11 mars, 2008

Avoir 20 ans dans les Aurès


CINÉMA LE RIO 178, rue Sous les Vignes à CLERMONT-FERRAND Mardi 11 Mars 2008 à 14 h et 20H30
PROJECTION DU FILM :
AVOIR 20 ANS dans les AURÈS ( primé à Cannes en 1972 réalisé par René VAUTIER
Les deux séances seront suivies d’un débat animé par Bernard GILLIET, auteur d’une brochure « La torture en Algérie, souvenirs et réflexions ».
Venez commémorer ainsi le cessez-le-feu en Algérie dont la date anniversaire du 19 mars 1962 n’est toujours pas reconnue officiellement 46 ans après, rendre hommage à René VAUTIER pour 60 ans d’une carrière militante et apporter votre soutien à une salle indépendante.

07 janvier, 2008

Les confidences de Manu Chao

« Si on continue comme ça, on va tout droit dans le mur ! »

Dans l'Huma du mardi 8 janvier, entretien avec le chanteur, l’homme engagé, le voyageur.

Il parle de son dernier album la Radiolina, du Venezuela, de Cuba, du téléchargement, mais aussi de la politique de Sarkozy.


03 janvier, 2008

Solidarité avec les victimes de l'amiante

Mardi 8 janvier, 13 h devant la Cour d'Appel de Riom
pour soutenir les salariés victimes de l'amiante

Aubert et Duval vient contester la première décision du Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale qui avait conclu qu'une Faute Inexcusable avait bien été commise par l'employeur.

Il y a à ce jour plus de 200 victimes de l'amiante ayant travaillé chez Aubert et Duval, et parmi elles plusieurs personnes sont décédées suite à l'inhalation des terribles fibres.
La société Aubert et Duval n'a jamais rien fait pour protéger ses salariés,
alors qu'elle savait pertinemment les dangers qu'ils encouraient en manipulant l'amiante.

C'est pour cela que le CAPER (Comité Amiante Prévenir et Réparer) des Ancizes-Comps invite la population à soutenir les victimes d'Aubert et Duval concernées ce jour-là.
Il faut que nous soyons nombreux et déterminés, pour que justice soit enfin rendue et Aubert et Duval définitivement condamné.

Confidences cubaines


Mercredi 6 février à 20 h au Cinéma Le Rio

(178, rue sous les Vignes)*

Clermont-Ferrand

Projection du film "Confidences cubaines",

réalisé par Jean ORTIZ et Dominique GAUTHIER

suivie d'un débat animé par Jean ORTIZ, spécialiste des pays d'Amérique Latine et maître de conférences à l'Université de Pau.


En partenariat avec Les Amis de l'Humanité, Paroles de Bib, France Cuba, Espaces Marx

et les Amis du Temps des Cerises.


(station tram "Les Vignes")

30 novembre, 2007

Villiers le Bel

Hervé BRAMY, Président du Conseil général de Seine Saint-Denis s'exprime :

"Un nouveau drame vient de se produire à Villiers le Bel où deux jeunes sont « morts pour rien ». De nombreuses familles populaires et des jeunes en sont touchés. Si je condamne sans réserve la violence qui a suivi, je constate que la jeunesse est excédée de la souffrance sociale, des discriminations et de la misère. Dès lors chacun s’interroge sur ce que l’Etat et le gouvernement ont réellement fait et pris en compte depuis deux ans.
Pour ce qui concerne le Conseil général de la Seine Saint Denis, nous avons tenu les engagements pris dès le lendemain des émeutes de novembre 2005, lors d’une réunion publique avec plus de 800 personnes, dont de nombreux jeunes. Nous nous étions demandés comment sortir de l’impasse de la violence. Suite de la déclaration

23 novembre, 2007

Comité de défense et de développement des services publics des Combrailles


La Direction régionale SNCF de CLERMONT-FERRAND vient de suspendre pour raison de sécurité les circulations ferroviaires reliant MONTLUCON à CLERMONT-FERRAND, et ce, à compter du 9 décembre 2007 ; cette mesure a été prise en raison de l’état de vétusté de l’infrastructure du tronçon de voie unique situé entre LAPEYROUSE et VOLVIC ;

Cette relation est pourtant indispensable pour le territoire des Combrailles, tant pour le présent que pour l’avenir à moyen et long terme, elle doit être mise en cohérence impérativement avec les projets de développement, et ceci pour deux raisons principales : lire la suite de la motion

Devant la gravité de cette situation et pour exiger avec les populations un engagement plus fort de l'Etat pour la régénération du réseau ferré, le Conseil régional tiendra une réunion publique mercredi 28 novembre aux Ancizes-Comps, à 20 h 30, Foyer rural, en présence du Président René SOUCHON et de Christiane LAIDOUNI, vice-présidente chargée des transports. Cette soirée sera présidée par Pascal ESTIER, maire de la commune.

Le « communisme » est mort, vive le communisme !




"Telle qu’elle me paraît engagée en vue des rendez-vous de fin 2007 puis 2008, la discussion sur le problème capital qui nous préoccupe tous nous confronte à un dilemme de caractère, je le crains, très fallacieux.

D’un côté, pour le dire succinctement, l’évidence semble bien être que le communisme est mort. Mort comme système social avec l’implosion de l’Union soviétique ; mort comme force politique avec l’irrémédiable 1,93% de l’élection présidentielle ; mort comme proposition intellectuelle avec un effacement public de Marx dont je ne sais si nous mesurons la profondeur, masqué qu’il nous est par un travail de recherche vivace mais confidentiel. Cet état de fait nourrit une conviction susceptible d’être déclinée de diverses façons politiques mais qui toutes optent au fond pour un premier terme de l’alternative : il faut renoncer au communisme.

D’un autre côté, cette supposée évidence est en tout point contestée. Où prend-on que l’implosion de l’URSS sonnerait le glas d’un socialisme foncièrement repensé à partir des rudes leçons d’hier, quand le capitalisme court à l’abîme? Que le très mauvais résultat du parti à la présidentielle annulerait les forces qu’il conserve et le dynamisme qui l’anime? Que le silence médiatique sur les fondamentales vues de Marx ôterait sa pertinence au message du Manifeste? Il y a énormément à réexaminer, à réinventer, à réengager, nul n’en doute, mais le cap vaut plus que jamais, donc l’instrument historique qui fait corps avec lui. Conséquence : il faut garder le parti communiste.

Si tel est bien le dilemme à affronter – avec du vrai des deux côtés, mais dans des perspectives inconciliables –, mieux vaut ne pas se leurrer : il n’a d’issue prévisible que dans une séparation de corps entre les uns et les autres. La dialectique n’efface pas les « ou bien..., ou bien... » de l’histoire. Et la logique de l’émiettement de ce qui fut le communisme français peut aller encore au-dessous de 1,93%.

Mais est-ce le bon dilemme? Je le conteste pour une double raison. La première est qu’il tourne tout entier autour du communisme – mot et chose – sans que soit vraiment, à mon sens du moins, désamorcé le terrible piège qu’il recèle. De quoi parle-t-on au juste? A la clarification exigeante du terme « communisme » tient l’issue du débat et donc l’avenir du combat. C’est par elle qu’il est impératif de commencer. La deuxième raison est que, si on veut bien la considérer avec attention, l’alternative ci-dessus formulée – « il faut renoncer au communisme », « il faut garder le parti communiste » – n’épuise qu’en apparence les réponses pensables, pour la simple raison que sont en jeu deux termes et non un seul :« communisme » et « parti ». Je suis quant à moi irréversiblement attaché à une troisième manière de répondre qui me paraît occultée sans raison connue : il faut absolument conserver communisme et radicalement dépasser parti.

SUITE DU TEXTE

16 novembre, 2007

Les Amis du Temps des Cerises :


Jeudi 22 novembre 20 h 30 - salle Louis Duclos - rue Gaspard Monge - quartier Saint-Jacques à Clermont-Ferrand, conférence : "Comment la finance prend le peuple en otage"
avec la participation de
J.M. HARRIBEY, co-président d'Attac France,
Denis DURAND représentant de la CGT au Conseil économique et social
Marie-Louise DUBOIN, directrice de "La Grande relève".

TGV : l'Auvergne et le Massif Central ont droit à la grande vitesse !


L’accès à des modes de transports efficaces, rapides et respectueux de l’environnement est une des conditions essentielles de la croissance et du développement.
Aujourd’hui, ce formidable lien au monde qu’est le TGV permet de franchir les obstacles de la distance tout en étant une solution d’avenir face à l’épuisement des énergies fossiles et pour préparer la sortie du tout-routier.

En France et en Europe, de nombreux projets de TGV à l’horizon 2015-2020 sont en discussion. Pour certains, les travaux sont déjà en cours. Dans ce maillage, le Massif Central semble oublié, tenu à l’écart. Bientôt, si rien ne change, les 4 millions d’habitants du centre de la France seront les seuls à ne pas être desservis par la grande vitesse, avec les perspectives de décrochage économique que cela comporte.

Or, les solutions pour l’attractivité et le dynamisme de nos territoires sont à portée de main !
En ce qui concerne les relations nord-sud, le TGV Lyon – Paris sera bientôt saturé et tout le monde convient qu’il est urgent d’explorer des scénarios alternatifs à la vallée du Rhône.

Face à cet étranglement certain, un nouveau TGV Paris-Lyon irriguant le centre de la France contribuera à rapprocher Clermont et le Massif Central de Paris.
En parallèle, il ne peut plus y avoir deux poids, deux mesures, avec d’un côté, l’ensemble du territoire qui serait bien connecté à la capitale ; et de l’autre, un parcours du combattant pour rejoindre, en train, des villes proches.

Le désenclavement à l’ouest et à l’Est est donc complémentaire aux liaisons nord-sud.
TRANSLINE, la première ligne TGV reliant l’arc atlantique à Lyon en passant par Poitiers, Limoges et Clermont-Ferrand répond à cette exigence.

Demain, des TGV circuleront depuis Bordeaux vers l’Espagne et depuis Lyon vers l’Italie, l’Allemagne, et au delà. Avec TRANSLINE, une opportunité unique de relier les ports de l’arc atlantique aux régions de l’est de la France et de l’Europe est donc ouverte !

La fatalité n’existe pas. Le désenclavement et la mobilité sont un droit pour tous.
C’est pourquoi, parce que la question du TGV n’est plus seulement une question de transport, parce que l’aménagement du territoire national et européen doit être pensé de manière équilibrée et solidaire, parce que c’est une question de dignité et d’égalité des droits,


Nous signons ce manifeste pour soutenir et obtenir des pouvoirs publics nationaux et européens un plan d’aménagement d’ampleur du Massif avec la réalisation des lignes TGV « TRANSLINE » et « Paris – Orléans – Bourges – Nevers – Lyon, contribuant à rapprocher Clermont-Ferrand et le Massif Central de Paris.